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Coaching Global avec Franck Martini (Sport de haut niveau).


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Retrouvez une partie conséquente de mes articles, plannings, photos, interviews ainsi que mes textes publiés dans la presse et sur le web, en cliquant sur le lien. Une partie limitée malheureusement de ce que j'ai publié est actuellement présenté sur le blog suivant :

http://racecoach.blogspot.com


Ne pas rater au bas du blog, le TOP 10 de mes plus grands lecteurs...:)

Nombre total de pages vues sur Coachglobal:

COACHING Jérôme Chappuis
International rider
VTT Trial UCI
20 pouces


Pays: Suisse



Jérôme Chappuis à l'honneur dans la dernière pub Parrot, la célèbre marque de drone...




Eté 2016, j'ai commencé un travail avec Jérôme Chappuis, VVT rider Trial UCI, vice Champion de Suisse (Team Ramdam).
Nous avons collaboré pour un stage d'évaluation et nous avons extrait des grandes lignes du travail à faire pour l'année à venir.
L'objectif de Jérôme était de rentrer dans le Top 10 mondial. 

Avant le stage il était n°20 mondial. A l'issue du stage, il enchaîne sur le Championnat du Monde UCI et se classe à la 12ème place.
Visiblement le pilote Suisse comprend vite et s'adapte parfaitement aux contraintes d'une vie professionnelle et d'une vie sportive parallèles...




Jérôme en Corse!








Jérôme en ouverture des concerts de Jul aux Zéniths de France

A suivre en 2017! 
;)

COACHING D'UN GROUPE PRO
COMPETITION COMBAT:
Team Thaï Boxing (TTB)

Conférence de presse Canal+


En 2015-2016 j'ai signé un contrat pour entraîner des combattants de la TTB d'Istres en Thaï et K1, notamment Fred Marco (K1, Thaï), Bastien Nigues (ThaÏ, K1), Yaz Boussaha (Thaï, K1, Chauss-fight) et Moktar Benkaci (MMA K1)

La TTB Shootée par Pierre Roussey...
Franck et Yaz à droite avant le fight (Pasino d'AIx)

Hypnose et prépa mentale avec Bastien Niguès...


Fred, séance d'hypnose debout aux vestiaires...








Yaz à la concentration...












Poupou, Fred et franck, juste avant le fight...

La TTB en action en 2016...

Yaz vs Jimmy Viennot
De belles victoires et une belle histoire d'amitié collective...

COLLABORATION AVEC 
ROBERT PATUREL  
RAID-POLICE



Management des unités professionnelles efficaces
Police Nationale

Notre travail avec Robert Paturel ex formateur, intervenant et négociateur au RAID (Recherche Assistance Intervention Dissuasion), groupe d'Elite de la Police Nationale a porté sur le management humain.
Nous avons participé à des entraînements de combat organisés par celui qui est considéré comme une "légende du RAID" afin de parfaitement comprendre l'engagement requis par les hommes et la capacité pour le groupe professionnel à être parfaitement soudé et coordonné.

J'ai collaboré avec lui sur un ouvrage de sensibilisation du grand public à l'adaptation à la violence urbaine.
Comprendre la « Défense de rue » avec le regard du psychophysiologique…(Boxe de rue 2)


Professeur Agrégé, Doctorant en Leadership des unités professionnelles efficaces (Université d’Aix Marseille, laboratoire Ergape), Diplômé de troisième cycle universitaire en neurobiologie et psychophysiologie des activités motrices complexes (Laboratoire de physique de L’Hôpital de la Timone à Marseille), BEES 2 de boxe Française, BEES2 de Boxe Anglaise, BE de musculation (BEAECPC), entraîneur et préparateur d’athlètes de haut niveau, a combattu dans plusieurs disciplines.




Le respect pour ceux qui sont sur le terrain...


"Il est toujours satisfaisant de chercher à comprendre les tenants et les aboutissants d’un travail que l’on mène sur soi. Je vais tenter d’expliquer simplement ce qui se passe en termes de neurobiologie lorsque l’on cherche à s’adapter à une situation imprévisible. Le contexte de la « Défense de rue » développé par Robert Paturel est un excellent prétexte pour développer ces données : la passion pour la compréhension des phénomènes humains qui l’anime a forcément croisé la mienne qui cherchait à structurer les qualités des leaders charismatiques au sein des groupes d’intervention françaises. Ce qu’il est. De toute évidence.
Je lui apporte ici ma maigre contribution pour le remercier de la sienne…
Une méthodologie intelligemment structurée…
La structuration logique de la « Défense de rue » tisse des liens étroits entre les déterminants de l’action de défense critique, la perception sensible affective et visuelle de l’action et la prise de décision. En cela, le travail rigoureux élaboré par Robert Paturel reste un contexte privilégié d’expérimentation des processus psychophysiologiques qui permettent de traverser la distance qui sépare l’action réflexe et subie, de celle des réels apprentissages adaptés et mesurés. Je vous propose de m’accompagner avec le regard du psychophysiologique dans l’analyse de ses propositions, intelligente synthèse des méthodologies actuelles et que j’estime être la plus fiable actuellement sur le terrain critique de l’agression corporelle.
Stress et lucidité : savoir gérer l’avant-agression.
Si vous ressentez que vous allez faire l’objet d’une agression imminente, et que vous n’avez pas une grande expérience de la chose, en règle générale, votre activité tonique va augmenter (1). En effet, le stress va contraindre votre système nerveux central à agir fortement sur des capteurs placés au cœur de vos muscles (les fuseaux neuromusculaires) en mettant vos muscles en précontrainte (2). Mais, à la différence de la préparation physique et mentale de la compétition sportive, le stress ici ne vous rend pas plus rapide. Pourquoi ? Parce que vous ne savez pas comment va agir l’autre et surtout comment vous allez pouvoir réagir dans le contexte perçu de risque ! C’est cette ignorance globale qui imprime en vous une angoisse sourde capable à la fois de paralyser globalement certaines parties de votre corps, de brouiller les aptitudes du cerveau et d’augmenter le coût en énergie nerveuse de chaque action (3). Cette angoisse qui a été une des origines de notre survie au cours des siècles en nous faisant opter pour la fuite devant le danger ou l’anticipation, peut aussi s’avérer un obstacle majeur au maintien de notre intégrité lorsque celle-ci n’est pas rendue possible pour des raisons matérielles, physiologiques, morales ou intellectuelles.
Garder la main en distribuant les rôles…
C’est à ce moment là que Robert Paturel choisi de structurer une posture d’apaisement (4) et un échange verbal capables de calmer l’agresseur potentiel et de distribuer clairement les rôles au regard du législateur (caricaturalement : le bon et le méchant). Le déplacement et l’attitude induite vont alors détendre votre organisme : vous agissez, vous déplacez pour sortir de l’axe ou pour garder une distance de sécurité…vous subissez moins et vous vous donnez du temps. A partir de là, le cerveau peut davantage chercher à analyser les données de la situation. Comment ? En ré oxygénant ses propres tissus, c’est à dire en se forçant à inspirer mais surtout à expirer plus longuement. Cette expiration va opérer une sédation de l’activité qui tonifie vos muscles et va agir en relâchant sensiblement vos tensions, vous ouvrant de plus grandes possibilités de réaction et surtout, en augmentant ce qui doit rester le plus actif chez vous : votre lucidité.
Fonction de la répétition à l’entraînement : structurer l’univers hostile.
Toutefois, la mise en mouvement et une respiration mieux contrôlée ne vont pas suffire à sortir de la situation de risque potentiel. Ce serait trop beau. Pour cela, il est impératif, après la distribution des rôles, d’opérer la structuration de l’univers hostile. Celui-ci ne peut se réaliser que par l’entraînement, c’est à dire la confrontation à des situations similaires « euphémisées » et le travail varié et répétitif en « Défense de rue ».
Ce passage obligé permettra de « coder » les informations c’est à dire, non plus de les accepter et de les subir en vrac, mais de leur accorder plus ou moins d’importance. En clair de les hiérarchiser ! Puis d’aller à la source afin de prélever les plus utiles. Qu’est ce qui est important et qu’est de ce qui est accessoire sont des questionnements qui ne peuvent pas se poser le jour critique ! Il faut avoir anticipé sur ce qu’il est important de faire pour devenir le plus efficace possible dans cette recherche, c’est à dire, aller là où les éléments clés résident.
Où faut-il donc regarder pour prélever les indices déterminants qui vont me permettre d’effectuer les choix les plus judicieux en situation critique en fonction de qui je suis et de ce que je peux faire ? Si la fonction visuelle apparaît ici prédominante, cela reste une fausse impression car nous sommes à ce moment de l’agression, dans une phase que Robert Paturel appelle un « Effet Tunnel » qui réduit nos possibilités de prélèvement d’informations utiles. L’affectivité qui nous envahit et agit sur nos sens, agglomère en magma insondable nos ressentis multiples en déformant notre appréhension de l’extérieur et de nous mêmes.

Travail au couteau avec Robert Paturel.

Un double système visuel à exploiter.
Dans la masse d’informations (5) qui affluent en vrac, se superposant et s’impactant dans notre système nerveux central et périphérique, nous exploitons en premier lieu notre vision. Pourquoi ? Parce qu’elle permet de déclencher une réaction de base bien plus rapidement que la stimulation de tous les autres sens (visuel, kinesthésique etc.). La vision est composée en fait d’un double système interdépendant structuré pour répondre aux questions : quoi et où ? La vision focale (6) a la charge de percevoir les caractéristiques précises, les détails de ce que l’on regarde. En revanche c’est la vision périphérique (7) qui assure le repérage dans l’espace que ce que l’on regarde.
Aussi lorsque Robert Paturel insiste sur le fait de percevoir les mouvements de la main dans le dos de l’agresseur pour déclencher une repoussée défensive éventuelle de celui-ci (8) et un dégagement, la recherche d’informations visuelle s’opère par saccades oculaires qui balaient les zones précises des bras et de l’angle bras-corps. Cette recherche furtive s’opère au départ grâce à la vision focale qui mobilise beaucoup d’attention. Mais plus vous allez être expert dans ce travail en intégrant le travail en « Défense de rue », moins vous aurez besoin d’exploiter cette « fovéalisation » du regard : vous exploiterez alors une vision bien plus large et plus globale qui va vous offrir des perspectives plus vaste de la représentation mentale de la situation du risque. Ce conditionnement va vous extraire en grande partie de l’ « Effet Tunnel », parce que, malgré le danger, vous pouvez donner une signification à ce qu’il se passe et vous savez comment, pourquoi et où vous vous positionnez vis à vis de l’autre. Non seulement vous allez commencer à prendre la main sur la situation mais vous allez pouvoir commencer à envisager la sortie de l’agression (avant même qu’elle ne commence) en identifiant le contexte social autour, la « géolocalisation » des protections matérielles et particulièrement des issues possibles…
La prédominance de la vision périphérique chez l’expert…
L’interdépendance des deux systèmes n’est donc pas structurée pour fonctionner systématiquement en hiérarchie progressive, c’est à dire du niveau central vers la périphérie. Comme dans d’autres situations critiques (9), c’est le système périphérique qui va être pilote de l’action car il autorise des vitesses d’intervention bien plus rapides que ne peuvent l’être celles de la vision centrale.
L’expert en « Défense de rue » va donc surexploiter sa vision périphérique en l’éduquant, en la stimulant régulièrement, ce qui va agrandir d’autant son champ visuel potentiel. Pourquoi ? Parce que la vision latérale « géolocalise » les individus en mouvement, même si on ne perçoit quasiment aucun détails de ceux-ci. Et surtout, elle surexploite notre vitesse de réaction nerveuse ! Lorsque l’on est pris de court par une attaque au couteau au flanc, de bas en haut, Robert Paturel défend par exemple une option de travail de contre, à trois actions simultanée : le blocage du bras qui porte le couteau, le retrait de son propre corps et la frappe au visage de l’agresseur. Fort d’une longue expérience et du visionnage de vidéos surveillance, il a parfaitement intégré que le temps requis pour agir est extrêmement limité face au risque de réagir trop tard ou de rater son intervention si elle est trop complexe. Alors comment Robert Paturel pense-t-il qu’il est possible de réaliser trois actions simultanées sur une agression subite ?
Anticiper c’est faire immédiatement ce qui doit être fait plus tard…
L’option en actions simultanées n’est possible que grâce à l’éducation de la vision périphérique dans le travail répété d’automatisation en situation similaire d’apprentissage ! Il faut travailler à plusieurs et répéter, répéter des situations génériques d’agression au couteau de simulation (10) sachant qu’il n’existe pas de méthode magique, il n’y a que des adaptations les plus logiques possible et du travail pour les intégrer. Comment cela se passe ? Premièrement la vision périphérique reste une fonction d’alerte qui va vous permettre de repérer rapidement les mouvements détectés par les zones les plus externes de votre champ visuel. Ensuite, c’est l’apprentissage régulier en « Défense de rue » qui autorise la réaction rapide et appropriée en donnant du sens au mouvement pour lancer le programme (11) du déclenchement de la réaction à trois actions simultanées. Dès qu’un mouvement du bras vers le dos, ou vers soi de bas en haut est détecté dans le champ large de la vision, elle agit en mode automatique et lance le triple déclenchement de défense pour le second.
Agrandir sa vision et faire des liens pour construire du sens…
On a scientifiquement identifié que des exercices où la vision périphérique est obligatoire stimulent et développent la largeur du champ visuel. C’est le cas des plus grands joueurs de sports collectifs qui sont capables de « voir dans leur dos », c’est à dire non seulement de détecter des événements latéralement très éloignés et fugitifs, mais encore de tisser des liens entre eux pour structurer le sens de la situation ! A partir de cet enchevêtrement d’informations, ils recomposent instantanément les possibles de la situation et opèrent des choix de jeu plus rapidement que les autres…et plus judicieusement. Zinedine Zidane donnait ainsi l’impression d’être trop en avance sur ses camarades de jeu en équipe de France… et pour cause ! Sa vision du jeu supplantait toutes celles des autres et conservait plusieurs coups d’avance grâce au développement de cette qualité permettant certainement d’en compenser d’autres, typiquement plus physiques, qu’ilne possédait qu’imparfaitement. En combat, nous avons souvent une impression similaire : les Sylla, Pennachio, Madani et autres sont des anticipateurs de génie qui prenait de l’avance en opérant des choix avant que ceux-ci ne deviennent impératifs. En « Défense de rue » comme à chaque époque et en tous lieux où l’action est rapide et imprévisible, gagner du temps reste une condition importante…
Shunter la vision centrale et passer par la moelle épinière…
Comment gagner encore plus de temps ? On a scientifiquement très bien identifié que certaines réponses automatiques ne passent plus par le système nerveux central, c’est à dire que le cerveau ne traite plus les informations pour envoyer un ordre de réaction : en situation de crise, ce processus serait bien trop couteux en temps et mettrait en danger l’individu. L’enseignement en « Défense de rue », par la contextualisation des techniques en situation d’opposition, rend plus « familière » la situation d’agression. L’objectif est de décomposer le contexte, de ne moins ressentir un environnement pesant d’incertitudes et dense d’informations parvenant en vrac. Ici, vous devenez davantage acteur et vous composez vous même les conditions de la situation, même si vous ne l’avez pas conçue au départ : chercher à désamorcer, se déplacer hors de l’axe, garder une distance de protection, se protéger tout en parlant pour commencer à agir sur l’autre, repérer les éventuels autres agresseurs potentiels, les aides, les issues possibles, le contexte général, les intentions probables etc. Votre capacité à composer le puzzle de la situation augmente avec votre expérience des situations. Et pour peu que le jeu ne devienne davantage sensible grâce aux couteaux de simulations (9), l’expérience se densifie d’une crédibilité plus authentique. Ce travail récurrent implique que des trajectoires d’influx nerveux vont être privilégiées et que les temps de trajets vont être raccourcis. Le système sait désormais ce qu’il faut faire et comment. Vous ressentez intiment ce qu’il fait faire et comment. Le temps des choix et des analyses se shunte car vous savez automatiquement à quoi correspond une situation par rapport à une autre. Non pas en détails mais votre cerveau devient capable de catégoriser les situations et de faire le lien : il lance des processus automatiques par grande catégories de situations… il gagne du temps ! Il vous prépare à la survie en vous pilotant de manière automatique. Pour se sauver le cerveau choisit des modes de travail où il se dépossède de son propre pouvoir pour le déléguer à la moelle épinière, plus réactive. Pourquoi ? Pour gagner du temps, encore et encore !… C’est un des secrets fondamentaux des processus de survie. Anticiper et automatiser pour avoir plus de temps pour réagir. Et survivre.
Prélever l’information du distal au proximal, pour aller encore plus vite…
Nous avons vu que le cerveau est capable de catégoriser des types d’actions (ici agressives), mais il est capable aussi d’apporter une réponse automatique globale là où il n’y aura pas besoin de rechercher précisément les détails qui caractérisent l’attaque. Allez en stage Robert Paturel et regardez-le exposer par exemple son système de défense à partir de blocages du pied sur des attaques de jambes d’un agresseur : c’est assez extraordinaire de le voir exposer l’exercice, s’adresser directement aux stagiaires tout en contrant son agresseur sans jamais qu’il ne le regarde précisément ! A cet instant, son cerveau sait que des coups de pieds vont lui être asséné et il déclenche en mouvement des automatismes de blocage sans que jamais les processus de décision ne passent par le système nerveux central. C’est un arc réflexe action-réaction immédiate. Et pour détecter un mouvement rien de plus aisé pour un expert que de le faire grâce à la vision périphérique puisque on sait maintenant qu’elle est plus active que la centrale à ce niveau ! Son cerveau a parfaitement compris ce qu’il se passe et il n’est nul besoin d’activer la vision centrale pour prélever des détails sur le coup de pied. Quelle importance au regard de la survie ? Il faut stopper le coup. Point. Le reste est accessoire…
Mais plus encore : l’expérience va permettre de prendre des informations au niveau proximal du corps de l’autre, c’est à dire son buste et les incidences de son centre de gravité ainsi que la répartition de ses masses. Ce ne sont plus alors les extrémités des membres supérieurs qui deviennent la cible de l’attention, ni l’objet que tient l’agresseur, ni les mains. Peu importe que l’attaquant empoigne un couteau ou un tournevis, l’objectif est de bloquer l’individu avant qu’il ne saisisse son arme, ou de bloquer son membre armé, d’extraire la cible potentielle et de se dégager ou de maitriser le forcené. L’expert en « Défense de rue », à partir du positionnement du corps peut anticiper le type de coup possible : si le buste de l’agresseur est incliné en arrière au départ, celui-ci va devoir créer une accélération en avant pour attaquer, il faudra donc par exemple, et selon la situation, le stopper dans l’axe et fortement dès le départ. En figeant ses bras pour le repousser lorsqu’il saisi son arme, en bloquant le bras de frappe ou en le bloquant de loin. Si le corps est penché en avant, il sera plus judicieux de reculer pour se dégager facilement puisque son organisation ne permettra pas d’être efficace sur une action explosive vers l’avant, de prendre un peu d’espace pour mieux le bloquer ou de se désaxer. Si l’attaquant est de profil, il sera utile de se déplacer dans son dos puisque sa réorientation des appuis afin d’être efficace en frappe va lui faire perdre un temps qui va nous être exploitable etc.
L’entraînement structure tout ce système de valeurs à donner à l’action potentielle et celui-ci se constitue quasiment à l’insu de celui qui travaille en « Défense de rue ». Mais il est réel et relève d’une construction neurobiologique concrète qui s’inscrit dans la chair de l’individu : des trajets nerveux sont construits, activés, rappelés lors des apprentissages et convoqués lors des situations de crise. Ceci afin d’accélérer les actions de survie. L’apprentissage n’est donc pas une donnée théorique : c’est le résultat observable d’un comportement. Quand on a appris on est capable de faire ceci ou de faire cela.
A ce titre, la formation en « Défense de rue » valide des compétences, c’est à dire des capacités à faire, et s’inscrit dans une logique actuelle d’apprentissage concret.
Gagner du temps en codant du temps… l’ultime étape de l’expert.
Comment savoir à partir de quand je suis en danger sur une attaque au couteau ? Robert Paturel expose volontiers dans les formations en « Défense de rue » des données métriques. Et pour cause, elles sont les seules capables de donner une estimation fiable aux non-experts. Ainsi, sur une attaque rectiligne au couteau, un policier se situe à une distance dite de sécurité à partir de 7 mètres ; à la condition qu’il se déplace durant l’attaque en arc de cercle et qu’il puisse sortir son arme durant ce trajet ! A défaut, il sera touché bien avant de sortir son arme par un forcené sur motivé. Cette notion de 7 mètres relève de l’anticipation prédictive. Nous pouvons prédire que globalement un agresseur en 6 ou 7 pas peut fondre sur nous avec un objet létal.
Un autre niveau, plus intégré à la dynamique de l’action relève de l’anticipation déductive : en fonction de la vitesse des actions, de la mobilité, on est capable de coder de la distance par du temps. La façon de se mouvoir permet de deviner les capacités d’action de l’autre dans l’espace. A ce titre, et avec les réserves de rigueur, un individu aviné apparaîtra bien moins dangereux en terme de vitesse d’action qu’un autre agresseur sous amphétamines.
L’effet de surprise accentué…
Le système de codage du temps utile pour accorder une valeur à la distance d’affrontement potentielle est aussi une aide intéressante pour intervenir sur un agresseur non armé. Une gestuelle lente et apaisante telle que celle préconisée par Robert Paturel afin de désamorcer la tension, imprimera dans le système nerveux de l’agresseur et à son insu, le codage d’une vitesse d’action typique. Si les velléités augmentent, et qu’une intervention devient nécessaire, la vitesse d’action maximale avec laquelle vous le ferez sera en décalage complet (13) avec celle qui pouvait être attendue par l’autre. Elle sera d’une efficacité augmentée par son « effet de surprise accentué », bien supérieur à l’effet de surprise simple, qui exerce sans le codage préalable imprimé par l’autre d’un temps d’action possible… A ce sujet, Robert Paturel invoque volontiers la recherche d’une non utilisation rationnelle des appuis pour accentuer la frappe. Il préconise une frappe défensive segmentaire, non lisible à partir des indicateurs classiques du combat. Ici on ne frappe pas à partir d’indicateurs proximaux de charge d’appuis, d’élan etc. On frappe distalement, avec les bras seuls par exemple. De manière neutre et explosive. En mettant ‘accent sur la vitesse d’action et un temps réduit de contact. Ceci, afin de ne pas stimuler les automatismes ou les réflexes de protection de l’autre ou de préhension possible en retour…
Cette gestion du temps lié à l’exploitation du système visuel génère alors chez l’expert des niveaux d’intervention optimaux ; en regardant vers le bas pour ne pas donner d’indication d’intérêt, tout en restant attentif en vision périphérique et en adoptant une gestuelle douce et apaisante, l’agressé sera en mesure d’être bien plus performant dans son intervention : une feinte attirera la vision focale de l’agresseur en détournant son attention. Puisqu’on sait qu’à partir d’une surface importante projetée sur la rétine, une un réflexe de protection inné est généré (14) ce phénomène pourra largement être exploité et avoir un effet salvateur en situation de crise (feinte et fuite).
Le partage après l'effort...

La « Défense de rue », pratique citoyenne engagée.
L’objectif reste donc qu’avec un entraînement bien pensé, progressif et adapté, il soit possible de se positionner en tant que citoyen capable de désamorcer une situation de crise et de porter secours intelligemment à un individu agressé, ceci dans le respect du droit et de l’intégrité de chacun.
Robert Paturel reste à ce jour en France, un des formateurs les plus investis dans cette tâche. Témoin en sont les demandes régulières de formation issues des unités policières et de protection parmi les plus performantes du monde.
A ce titre, son expérience d’intervenant, de négociateur et de formateur au RAID, unité d’élite s’il en est, reste un des gages les plus respectés de sa compétence et de la valeur de son enseignement.
Mais après, bien après ses propres qualités humaines…"

Franck Martini.
(1) corollairement à votre fréquence cardiaque et votre ventilation
(2) via la boucle Gamma, câblage qui arrive au fuseau et qui shunte la contraction réflexe
(3) syndrome des « jambes coupées » lié au stress
(4) la posture d’apaisement en « Défense de rue » : mains ouvertes, coudes près du corps, tête rentrée jambes fléchies et pieds décalés
(5) qui sont à la fois internes en provenance du corps et externes en provenance et/ou prélevées à l’extérieur de l’organisme
(6) appelée aussi vision centrale est composée des cellules en cônes de la rétine permet de voir les couleurs et les détails précis
(7) avec les cellules en bâtonnets de la rétine
(8) lors de la présence induite d’un couteau
(9) par exemple lorsqu’une une voiture provient rapidement sur votre côté lors d’un manœuvre en automobile
(10) Charles Joussot a développé des armes factices à couleurs et densités différentes qui sont particulièrement intéressantes à utiliser dans cette optique
(11) la répétition à partir de la détection d’indices précis fait que la réaction est plus raide. Les circuits nerveux de réactions simultanées sont souvent exploités donc très sensibles. La situation parvient à les « lancer » beaucoup plus rapidement que lors des adaptations non préparées
(12) le champ visuel est analysé et identifié sur un livret sportif lors du contrôle médical pour les combattants qui désirent s’engager en compétition sportive.
(13) On appelle ça la dissonance, c’est à dire un écart important entre ce qui est attendu et ce qui est réel.
(14) Attention, les combattants de haut niveau ont appris à débrancher ces réflexes innés de protection.







PREPARATION MENTALE...

Franck Martini, en préparation mentale Boxe thaï. Fin du travail mental au vestiaire avant le combat (boxeur: Bastien Nigues de la TTB, victoire  par jet de l'éponge à l'appel du 2ème round, Gala du Phénix)

INTERVIEW:
Franck Martini répond sur la préparation mentale en sport de haut niveau...








A coeur vaillant, tout est possible !


Dominique Watbled et Franck Martini, Puy St Vincent, vallée de la Vallouise, Dec 2012.



Dominique Watbled est un miraculé...

Nous sommes en région parisienne, il y a sept ans.
Au guidon de sa moto, il attend.
Le feu passe au vert.
Il démarre tranquillement.
Dominique n’a pas même le temps de comprendre que le chauffard qui arrive en trombe à sa gauche n’a pas respecté le rouge. 
Il est fauché, la jambe gauche arrachée, il perd beaucoup de sang.
Les chirurgiens de la Pitié-Salpétrière vont lui sauver la mise après trois mois de soins.
Il revient à la vie. A 58 ans, cet ingénieur industriel dans l'agro-alimentaire du groupe Danone doit tout réapprendre.
Durant les trois mois de rééducation à Valenton en région parisienne, il se rééduque, et croise Philippe Croizon, le multi-amputé qui reliera plusieurs années après tous les continents à la nage. Serge Lama et Guillaume Depardieu étaient venus aussi en soins au même endroit.
Observateur et fin analyste, Dominique va constater que l’âge ne fait rien à l’affaire. La vitesse de récupération se joue au mental, et à rien d’autre !
Apprendre à se relever, se tenir droit, avoir des projets et y croire … ça il sait faire !
C’est constitutif de sa personne.
Il se plonge dans la philosophie, contacte un des meilleurs appareilleurs et commence à travailler un équilibre nouveau.
Il planifie son retour à la vie, sans même l’avoir jamais quittée.
Dans l’ombre, il va s’entraîner, et travailler, et travailler…

Adepte d’un « hédonisme épicurien » forcené, à 65 ans, aujourd'hui il défend aussi un mode de vie. Comme en ski, il recherche un style épuré, coulé, où la force paraît absente, et la maîtrise  et la technique ciselées.
Le voilà désormais capable de descendre d’un trait les raides et difficiles pentes de Puy St Vincent du haut jusqu’en bas de la Station (1400m de dénivelé!), et en passant par la noire… Il grimpe en via ferrata et il ski en fond, sans que l’on ne soit jamais capable de déceler son handicap.

J’aime cette race de « résiliants ».
De ceux qui ne renoncent jamais.
Tant qu’un souffle de vie les animent, ils sont là, debout, et font face.
Ce sont eux les meilleurs guides.
Aux marchands du temple qui vendent des formules toutes faites, des méthodes imparables, des élixirs de jouvence ou de force…ils tournent le dos et tracent leur voie.
La plus belle.
Celle qui vient des tripes et du cœur.
Chacun la sienne.

Dominique est de ces gens qui permettent de croire que tout est possible.
A qui le veut.
A qui y croit.
Au delà du raisonnable.

Je te salue champion.






Le ring et rien d'autre!...
Coaching Franck Martini - Yazid Boussaha.





En prépa physique en Thaï avec Yaz Boussaha, 
boxeur professionnel
(Contre Jimmy Viennot - Fight Night 2016

Le Nak Muay Yazid Boussaha m'a contacté afin de structurer et de planifier sa préparation estivale 2012 pour son premier combat de rentrée contre le champion d'Europe  de K1.
Une collaboration ponctuelle, de juillet à septembre (car j'ai pris depuis quelques années de la distance avec le combat poings et pieds poings et ses sombres intrigues compétitives...), mais intéressante et conviviale afin de booster le combattant de la Base Aérienne militaire 125. .

 *malgré des conditions d'entraînement depuis août 2012 extrêmement difficiles pour lui au regard de son travail professionnel.




Yaz face à Yohan Fauveau, leader international en K1...


Un BEST OF des combats de Yaz...par VXS.

Sa première saison en Classe A (- 72kg), le meilleur niveau actuel possible a démontré que ses capacités étaient certaines et sa volonté plutôt exceptionnelle.
Plus de 15 combats sur l'année dont certains avec les très gros clients du circuit professionnel, tel que Johan Fauveau du team Zeïtoun de Paris (boxeur international et nouveau champion du Monde de K1 2012).
Avant cette rencontre, j'avais eu l'occasion de coacher Yazid pour sa première victoire en classe A, pour un combat de la société VXS, aux côtés de Fred Marco, son ami de toujours.


Yazid, en une seule année de dures expériences a acquis la réputation d'un boxeur solide, courageux et qui ne renonce jamais.


Après des combats difficiles abordés avec enthousiasme et même témérité, sans jamais envisager la défaite (Yaz a boxé souvent blessé à cause des dates rapprochées de combats), le combattant du BA 125 souhaite attaquer cette partie de carrière avec une approche nouvelle: plus pointue, plus adaptée et plus professionnelle.
je lui propose une préparation soutenue en volume et plus adaptée à lui lors de deux entraînements quotidiens 6 jours sur 7: matin préparation physique et après midi boxe liée à la préparation cardio-vasculaire et la coordination.


Avec de l'isométrie, et de la préparation musculaire globale le premier mois, puis la vitesse et la puissance pour le deuxième, les charges progressives mais sérieuses devraient lui donner des armes redoutables pour aborder la première confrontation mi-septembre 2012...


Sa gentillesse, son approche de la vie toujours souriante et motivée rend Yaz forcement attachant.
J'espère que le ring lui sera reconnaissant de cette enthousiasme communicatif...

Un combat de Yaz parmi de nombreux autres... (images exclusives VXS)



Info août:
Yaz reprend un travail plus exigeant en été 2012 (nuits et déplacements) et se voit contraint d'alléger sa préparation physique. A partir de septembre, il reprend un rythme de travail plus compatible avec la discipline de sportif de haut niveau mais avec seulement un entraînement par jour quand c'est possible.
Notre planification est forcément perturbée...on fait avec.
A la leçon, Yaz comprend très vite et s'adapte intelligemment en prenant ce qui est intéressant dans les autres disciplines pieds-poings. En musculation, une recherche d'explosivité et de tonicité devrait lui donner des armes intéressantes, tout en ciblant une forme d'"isométrie mobile" pour les appuis bas de manière à mieux encaisser des freinages excentriques pour frapper dans les appuis de l'adversaire.




Après une préparation très compliquée mais toujours sérieuse, Yaz parvient à conserver sa ceinture VXS le samedi 27 octobre 2012, lors du F1Max.

Il domine alors par KO au 2ème round 
le champion d'Europe K1 en titre (WKN) Jean Philippe Garcia, lors d'un combat expéditif, tactique et engagé...




Quelques images du combat de Yaz ainsi que  ses commentaires sur ses sensations ressenties avec cette sérieuse préparation:

Training...
Mi septembre 2012, grosse session de travail du clinch, coudes et genoux avec de gauche à droite: Yaz Boussaha (compétiteur classe A au Team Thaï boxing BA 125), Nicolas Subileau (trainer Team Bilos), Franck Martini (Global Coaching Sportserveur) et Farid Villaume (multiple champion du Monde boxe Thaï)


La structuration de l'entraînement du combattant de la base 125 lui permet de prendre la mesure de son potentiel en ce début d'année, si il structure son entourage et entreprend de consacrer, s'il le peut, deux entraînements par jour au combat, il pourra peut-être aller loin en une ou deux années d'entraînement intensif... 
Bonne route Yaz!

EN 2016 nous reprenons un training pour quelques combats 

pro en K1 et Thaï

Un bon moment  de partage pour des combats toujours 

techniques (voir celui qui l'opposa à Jimmy Viennot) 

forcément engagés pour 

quelques beaux KO dans sa catégorie.






Eté 2016, je me sépare de Yaz qui fait des choix de combats trop risqués sportivement pour moi 
(autre discipline, autre catégorie de poids).
Nous restons toujours en contact même si nos routes se séparent.
Je garderais le souvenir d'un vrai passionné au coeur énorme et au courage sans faille.
Un samouraï...

Ce n'est pas fini !

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